Additifs et édulcorants : ce que cachent vos compléments
Sucralose, acésulfame K, aspartame, colorants azoïques… Pourquoi on les retrouve partout, lesquels posent question, et comment notre note en tient compte.
Un « chocolat-caramel gourmand » à 2 g de sucre par portion, ça n'existe pas naturellement. Pour y arriver, les fabricants s'appuient sur un arsenal d'additifs : édulcorants intenses, arômes, épaississants, émulsifiants, colorants. Certains sont anodins, d'autres méritent qu'on s'y attarde.
Les édulcorants intenses
Ce sont les plus fréquents en nutrition sportive. Le sucralose (E955) et l'acésulfame K (E950) dominent le marché ; l'aspartame (E951) a mauvaise presse mais reste autorisé aux doses usuelles. Les autorités sanitaires (EFSA) les considèrent sûrs dans les limites journalières — en revanche, des travaux récents interrogent leurs effets sur le microbiote et l'appétence au sucré.
Notre position : ni panique, ni blanc-seing. À composition égale, un produit sans édulcorant intense sera toujours mieux noté qu'un produit qui en cumule trois.
Ceux qu'on préfère voir
La stévia (E960) et les glycosides de stéviol, l'érythritol (E968) ou le xylitol posent moins de questions. Beaucoup de marques « clean » les utilisent, souvent au prix d'un goût un peu moins sucré — un compromis honnête.
Les signaux d'alerte
Au-delà des édulcorants, certains additifs doivent attirer votre attention :
- Colorants azoïques (E102, E110, E124…) : liés à l'hyperactivité chez l'enfant, interdits ou étiquetés avec avertissement dans certains usages.
- Dioxyde de titane (E171) : interdit dans l'alimentaire en Europe depuis 2022, mais encore présent dans des produits importés.
- Listes interminables : 15 ingrédients pour une simple whey vanille, c'est le signe d'une formulation « masquée » (arômes multiples, épaississants, agents de charge).
Comment notre note en tient compte
Chaque additif détecté est croisé avec notre référentiel de risque (faible / modéré / élevé) et pénalise la note en conséquence — jusqu'à 35 points sur 100 pour la dimension « formulation ». Un produit peut donc afficher 25 g de protéines et rester mal noté si sa formulation est chargée. C'est voulu : la performance ne doit pas excuser la composition.
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